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Apiculture, stop aux idées reçues

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Claude Galtier

Claude Galtier
Splashien confirmé
Splashien confirmé
Un débat fait rage depuis quelques temps déjà au sein des vegans concernant l’apiculture, le traitement des abeilles, les vertus naturelles du miel et le fait que l’utilisation de ce dernier entraîne forcément l’exploitation de nos amies mellifères.

Fatiguée de lire des idioties, cela fait quelques temps déjà que je planche sur cet article afin de rétablir la vérité !

Ayant moi-même une formation d’apicultrice, qui de mieux placé que pour parler d’un sujet tel que celui-ci ?
N’en déplaise aux pseudos « professionnels » qui n’ont jamais été à la rencontre d’apiculteurs et n’ont jamais approché une ruche de leur vie.

Parlons logique: Depuis les années 1990, les abeilles sont en net déclin; Cela devrait favoriser d’autres apidés tels que bourdons, eriades, megachiles, osmies, xylocopes,… pourtant, c’est loin d’être le cas.
Les abeilles solitaires et les bourdons disparaissent eux aussi, preuve que ce n’est pas l’abeille mellifère qui est la cause de cette régression mais bien les facteurs liés à l’homme: urbanisation galopante, généralisation des insecticides, appauvrissement floristique, disparitions des sites de nidification,…
Il est bon de rappeler que durant ce temps les « grands méchants apiculteurs » manifestent depuis des années pour une pratique de l’agriculture plus respectueuse des abeilles, avec notamment l’abolition des insecticides néonicotinoïdes !

La récolte
Les abeilles ne sont pas chassées de la ruche lors de la récolte, contrairement à ce que la plupart des vegans que je catalogue de mal renseignés tentent de faire croire (vois le premier parpaing prendre son envol dans sa direction).
L’avantage des ruches modernes « à cadres mobiles » est le fait qu’elle soit constituée d'une hausse (ou de plusieurs selon) étant parfaitement amovible.
Elle sert de grenier à miel et ne contient pas de larves (la reine ne pouvant y accéder).
C’est la seule partie que récolte l’apiculteur, il laisse ainsi intact la partie inférieure nommée « corps de la ruche » qui contient la colonie, la reine et les larves ainsi qu’une réserve de miel et de pollen.

Les répulsifs
Bien que je sois contre dans ma vision de la pratique de l’apiculture, les répulsifs utilisés ne sont pas toxiques car tout produit utilisé pourrait se retrouver dans le miel et le rendre impropre à la consommation et donc interdit à la vente (notons qu’aucun additif n’est autorisé dans le miel – Abrogation du décret n° 76-717 du 22 juillet 1976).

L’apiculteur peut donc utiliser ce qu’on appelle vulgairement un « chasse- abeilles » qui est une trappe autorisant les abeilles à descendre dans le corps le soir mais qui bloque le passage pour remonter dans la hausse le matin.
C est le système que je considère être le plus adapté et le plus respectueux; Aucune abeille n’est dérangée, aucune n’est tuée, aucun répulsif n est utilisé Lors de présentations, certains apiculteurs utilisent de l’huile essentielle de girofle qui est un répulsif naturel efficace afin de protéger les personnes spectatrices de l’ouverture de la ruche.
Il ne peut en mettre à l’intérieur de la ruche, encore une fois par risque de contamination du miel.

Et la fumée dans tout ça ?
Certains apiculteurs utilisent, à chaque manipulation, de la fumée froide ayant pour but d’apaiser les abeilles.
L’utilisation de fumée est parcimonieuse car elle risque de donner un goût désagréable au miel.
Elle doit rester froide car une fumée chaude rend les abeilles agressives (sentiment de feu de forêt), ce qui est à l’opposé de l’effet recherché.

« L’étouffage de la ruche » en vue de récolter le miel, est une technique de destruction de la colonie qui n’est plus utilisée en France où elle est même interdite par la loi depuis 1942 (Art. 7 (II, 3°) : Abrogation de la loi du 9 novembre 1942 relative à l’interdiction de la destruction des colonies d’abeilles par étouffage).

« J’ai entendu parler d’ailes coupées »
Il existe effectivement une pratique qui consiste à couper les ailes de la reine afin de s’assurer que cette dernière ne quitte pas la ruche.
Cette technique est très rarement effectuée pour divers raison: Tout d’abord, il s’agit d’une opération risquée car, si la reine n’a pas rempli totalement sa spermathèque (son réservoir de spermatozoïdes) lors de son premier vol de fécondation, elle aura besoin d’en effectuer un second ce qui est impossible avec une aile clippée.
Le risque est donc de voir une reine devenir stérile rapidement.
Dans certains cas, les ouvrières rejettent la reine si elles perçoivent que celle-ci n’est plus apte à voler et l’expulsent de la ruche.
En effet, elles  ne respectent que l’efficacité et se montrent donc parfois sans pitié avec leur reine.
Elles en élèvent alors une nouvelle à partir des œufs ou des larves disponibles.

Enfin, c’est une opération que beaucoup d’apiculteurs jugent irrespectueuse.
On notera que la reine finit souvent par s’abîmer les ailes à force de pondre et se « clippe » naturellement, malheureusement.

Note: Cette pratique est interdite dans le cadre de la production BIO.

« Oui mais on leur enlève le pain de la bouche ! »
Sur les réseaux sociaux, je vois souvent passer l’affirmation qu’un apiculteur ne laisse pas suffisamment de miel aux abeilles pour l’hiver et/ou le remplace par du bête glucose.

Absolument TOUS les apiculteurs pouvant prétendre à ce titre s’assurent de laisser aux abeilles suffisamment de miel.
C’est obligatoire, sinon la colonie ne passera pas l’hiver, et aucun apiculteur n’a intérêt à tuer les colonies.
Une colonie a besoin d’un minimum de 10 à 20 kg de miel pour passer l’hiver (personnellement je conseille d’en comptabiliser 25 à 30 kg pour être certaine que tout se passe bien); Ces réserves sont présentes dans le corps de la ruche.
Suivant le format de la ruche cela peut représenter de 4 à 7 à cadres de 3-5 kilogrammes chacun.

L’abeille mellifère, à l’inverse de beaucoup d’insectes, n’ajuste pas ses réserves en fonction du nombre de larves à nourrir, mais elle emmagasine un maximum de ressources en fonction des disponibilités qui se présentent à elle.
Voilà pourquoi elle tolère très bien le prélèvement d’une partie du miel (là je viens de prendre le parpaing pour de bon )

Beaucoup d’apiculteurs réservent une partie du miel de la récolte en plus des réserves afin de la redistribuer aux abeilles en hiver.
Cette pratique est la seule autorisée en apiculture BIO, mais elle est également pratiquée par les autres apiculteurs en raison de sa simplicité et de son BON SENS.

Plus une colonie est saine, plus son miel sera de bonne qualité pour elle et plus elle résistera aux parasites, prédateurs et aléas du climat.
L’apiculteur le sait et fait donc tout pour que les abeilles soient en parfaite santé: peu d’ouverture de la ruche pour laisser les insectes en paix, entretien des alentours pour conserver une flore mellifère, surveillance de l’état sanitaire…

Les produits de substitution
Bien que les sirops d’agave et d’érable soient des produits intéressants d’un point de vue gustatif et que leurs textures et couleurs s’en rapprochent, ils sont loin de pouvoir remplacer complètement le miel.

Plus qu’un simple nectar, il est le produit de la réaction des composants de la fleur et des enzymes fabriquées par les abeilles.
De ce fait, il inhibe la croissance et la reproduction des bactéries et des champignons et a des pouvoirs cicatrisants.
En termes plus techniques, il est composé, en plus de sucre, de nombreux agents issus du règne végétal et animal tels que peroxydases, polyphénols, flavonoïdes ou encore caroténoïdes… que seules les abeilles savent concentrer dans le miel.

C’est tout simplement pour cela qu’il est impossible de le reproduire de façon artificielle.

Contrairement aux sirops qui sont des produits standardisés, il n’existe pas un mais des miels de couleurs, parfums, saveurs, textures ou encore pouvoirs sucrants complètement différents.
Par exemple, un miel de lavande n’aura rien à voir avec un miel de sapin.

Et l’écologie dans tout ça ?
Contrairement aux idées reçues, plus de 80% des apiculteurs sont des amateurs entretenant entre 1 et 100 ruches de façon locale et l’apiculture industrielle est très peu développée en Europe.
La majorité des sirops tels que l’érable ou l’agave sont, quant à eux, des produits importés et, bien que la culture de l’agave soit possible dans le sud de la France, il s’agit d’une plante au comportement invasif et problématique.


De nombreuses abeilles autres que la mellifère vivent dans nos villes et nos campagnes.
La plupart des personnes ont tendance à oublier que ces dernières représentent la majorité des espèces.
Ces abeilles solitaires vivent seules et s’occupent seules de leurs progénitures pourtant, tout comme l’abeille mellifère, elles sont sujettes au déclin pour les causes évoquées plus haut et non par rapport à un quelconque impact que pourrait avoir l’apiculture sur leur niche écologique.

En effet, j’ai souvent lu l’abbheration selon laquelle l’apiculteur maintenait les ruches à une certaine température afin que les abeilles mellifères puissent partir de bonne heure à la récolte… c’est sans doute la plus belle désinformation qui m’ait été donné de voir jusqu’à présent !

Une ruche est maintenue à une certaine température par les abeilles elles-mêmes !
Les larves ont en effet besoin de températures avoisinant les 35°C pour se développer correctement contrairement aux larves d’abeilles solitaires (qui adaptent leur croissance en fonction de la température ambiante).

Concernant la récolte,  l’abeille mellifère débute ses activités dès le mois de mars, mais les butineuses ne deviennent régulières que durant le mois d’avril  (selon le climat).

En effet, l’abeille mellifère, a l’inverse des abeilles solitaires, ne peut plus voler en dessous de 10°C et doit passer la nuit dans sa ruche pour survivre.
De plus, cette dernière a un rayon d’action moyen de 3 kilomètres autour de sa ruche, dans un milieu suffisamment riche en fleurs et peut s’étendre jusqu’à 10 km en cas de disette ou de sécheresse (cela peut être le cas des milieux très artificiels comme les champs de céréales qui, de toute manière ,n’abritent quasiment aucune abeille solitaire).
Quoiqu’il en soi, elle privilégiera toujours un rayon plus faible, car passé 3 km de vol (donc 6 km en comptant le retour) elle est obligée de puiser de l’énergie en consommant une partie de ses récoltes rendant ainsi son butin de moins en moins intéressant à mesure qu’elle s’éloigne.

A chaque espèce végétale sa variété d’abeilles
Depuis les années 70 le nombre d’abeilles mellifères est en baisse (et par la même occasion le nombre d’apiculteurs).
Les années 2000 se sont montrées plus meurtrières encore avec la progression du « syndrôme d’effondrement des colonies » responsable, chaque année de la perte de 15 à 90% du « cheptel ».
Pourtant, bourdons et abeilles suivent la même tendance…
Nous sommes les seuls responsables des problèmes écologiques !


Prenons, par exemple, les pelouses calcaires.
Un écosystème sec, plutôt chaud et riche en flore qu’affectionnent de nombreuses abeilles.
Les orchidées sauvages que l’on y trouve ne sont pas visitées par l’abeille mellifère et le sont principalement par les Andrènes.
Les Bourdons lèves-tôt et couches-tard, sont, quant à eux, de gros amateurs des fleurs des Légumineuses et des Lamiacées.
De plus, ils peuvent butiner des fleurs que l’abeille mellifère n’ira pas visiter car trop légère ou ne possédant pas une langue adaptée.

Tout cela pour dire que c’est donc l’appauvrissement floristique, la perte des milieux favorables et, surtout, la généralisation des pesticides qui font chuter les populations de butineurs.
Dans un milieu riche et équilibré, les différentes espèces vivent de façon complémentaire, tout simplement.

Bien évidemment, je parle ici d’un système 100% naturel et non de l’introduction de variétés ultra-productrices provenant d’hybrides qui est, purement et simplement, une ineptie écologique et une fausse bonne idée pour la biodiversité !
N’importe quelle espèce végétale ou animale, sauvage ou domestique, introduite en nombre et hors de son contexte, inflige des contraintes à son environnement local et influence l’écosystème (les humains en sont la meilleure preuve).

En conclusion
La plupart des apiculteurs n’exercent pas dans une idée d’exploitation mais bel et bien dans un but de sauvegarde de l’espèce (comme pour l’abeille noire Apis mellifera ssp. mellifera).
L’apiculture est importante voir même vitale à ce stade-ci.
Sans elle, la disparition des abeilles se verrait plus rapide encore.
Très rares sont les apiculteurs qui n’aiment pas leurs abeilles, qui ne s’investissent pas pour les sauver et qui ne les respectent pas, parfois même religieusement.

L’abeille nous offre une partie de son or inimitable, en échange l’apiculteur lui offre le gîte et la protège, même au prix de combats contre les géants de l’agrochimie (les apiculteurs font partie des rares professions à s’opposer et à manifester régulièrement et ouvertement contre les lobbyistes des pesticides).

Il s’agit d’une association où les deux parties trouvent un avantage, savez-vous comment nomme-t-on cela en biologie ?
Le mutualisme !

Avouez que cette définition colle bien mieux à l’apiculture que le mot « exploitation » !

Précisions et informations complémentaires
L’article ayant suscité beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux (et divisant toujours autant les troupes), voici quelques précisions que j’estime importantes.

– Tout l’excès de miel (donc au delà des 30kg nécessaires à l’hivernage) granule et est éjecté de la ruche par les abeilles au printemps.
Lorsque l’on connaît les propriétés curatives aussi bien en matière de santé humaine qu’animale de ce véritable trésor, j’estime que le laisser à l’abandon se résume à le gaspiller.
Selon moi, le miel ne devrait d’ailleurs être utilisé qu’à des fins médicinales.

– Dans cet article, je n’encourage personne à voir le miel comme étant une denrée alimentaire.
Pour les personnes étant adeptes du miel sous cette forme, je vous déconseille fortement de l’acheter en commerces (quels qu’ils soient) et vous encourage vivement à aller à la rencontre d’apiculteurs, de visiter des ruchers et, donc, de connaître les conditions dans lesquelles les abeilles se trouvent et comment elles sont traitées.
Pour ce dernier point, si un apiculteur propose pollen ou gelée royale, fuyez !
En effet, le pollen est une protéine indispensable au nourrissement des larves, son prélèvement entraîne blessures et désarroi des abeilles.
Concernant la gelée royale, les larves de futures reines sont tuées afin de l’obtenir… inutile d’aller plus loin, je pense que vous avez compris en quoi cette technique est cruelle et criminelle.
Assurez-vous également qu’il nourrit bien les abeilles avec du miel en hiver en leur laissant le nécessaire (et en en ayant à disposition afin d’en ajouter au besoin).

Le miel Bio

Plusieurs d’entre vous m’ont demandé des précisions concernant le miel Bio.
Bien que le miel soit par définition un produit naturel (étant donné qu’il n’est pas fabriqué par l’homme), différents éléments extérieurs tels que la présence de pesticides sur les fleurs, les traitements chimiques dans la ruche et les méthodes de récolte et d’extraction du miel peuvent altérer sa qualité.

Dans le cas d’un miel bio, ces différents éléments sont contrôlés par un organisme certificateur qui délivre le label Agriculture Biologique (AB).
Voici les principales exigences auxquelles les apiculteurs doivent se conformer afin de pouvoir y prétendre:

– les ruches doivent être entourées de cultures biologiques ou sauvages sur un rayon de 3 km
– les zones de butinage doivent être éloignées d’au moins 3 km des sources de pollution (villes, autoroutes, zones industrielles, décharges…)
– les ruches doivent être construites avec des matériaux non traités, sans peintures ni vernis synthétiques
– les cadres situés à l’intérieur des ruches doivent être en cire biologique
– les abeilles doivent être essentiellement nourries de leur miel ; le recours à l’alimentation artificielle doit rester très exceptionnel
– les abeilles doivent être soignées par des méthodes naturelles (de type homéopathie ou phytothérapie)
– lors de la récolte, l’usage de répulsifs chimiques est interdit
– l’extraction doit être effectuée à froid, sans chauffage

Bon à savoir: les mélanges de miels sont interdits en apiculture biologique.
Le label vous garantit que l’apiculteur n’a pas mélangé sa propre production avec du miel importé, comme c’est souvent le cas pour les miels vendus en supermarché

https://wildrheality.wordpress.com/2016/01/21/apiculture-stop-aux-idees-recues/

Francis Franck

Francis Franck
Modérateur Global
Modérateur Global
C'est vrai qu'actuellement je me pose la question sur les bien-fondés de ces différents types d'exploitations. Ce poste tombe à pic pour m'aider dans cette réflexion aussi   
J'avais visité une apiculture locale (? pas sûr du nom) il y a environ 10 ans. J'ai aucun souvenir de préjudice sur les abeilles pendant la récolte que l'apiculteur avait fait devant nous de A à Z. Pas d'abeilles coupées, un peu de fumée et basta... Il avait effectivement récupéré une "hausse" qu'il avait passé dans une espèce de centrifugeuse pour récupérer le miel etc.
De souvenir il avait expliqué que ça arrive qu'une abeille se retrouve par erreur dedans, mais entre le trajet de la ruche au labo il a tout le temps de s'en rendre compte et l'abeille aussi. Si ça arrive, c'est vraiment pas voulu! 
C'est la seule expérience que j'ai et je me souviens pas de tout malheureusement. Mais ça a le mérite de me donner le bénéfice du doute pour les petits apiculteurs locaux qui ont vraiment l'air bien intentionnés (et qui agissent bien).

J’ai trouvé ce petit "reportage" récemment.
Les 3 apiculteurs sont vraiment concernés par la sauvegarde de la colonie et ils donnent des détails tout au long du sauvetage sur comment ils procèdent et aussi ce qu'ils vont en faire par la suite (le nid ne va pas être "exploité").
C'est très intéressant, je pense que c'est à voir! 

Nina

Nina
Splashien confirmé
Splashien confirmé
Le gouvernement s’apprête à délivrer des dérogations pour que les multinationales du toxique puissent continuer à vendre des pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles et nous n’avons que quelques semaines pour agir.

https://actions.sumofus.org/a/pas-de-derogations-pour-les-pesticides-tueurs-d-abeilles?sp_ref=428846106.99.189050.f.610407.2&referring_akid=44564.11803379.7U_WNR&source=fb

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