AFFAIRE BENALLA

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Claude Galtier

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MessageClaude Galtier le 23.07.18 8:16

Le comportement d’Emmanuel Macron est désarmant de sincérité. Le président de la République affiche un narcissisme permanent et infantile auquel vient s’ajouter un étonnant sentiment d’impunité. Et avec lui, aucune relâche, nous avons droit tous les jours à un épisode destiné à nourrir notre stupéfaction devant l’absence de limites du personnage. Il y a eu l’épisode qui a suivi la victoire française en Coupe du Monde de football, occasion à laquelle Emmanuel Macron a été incapable de se maîtriser, en a fait des tonnes de façon gênante, avant de signifier son égoïsme méprisant avec la confiscation de la descente du bus sur les Champs-Élysées. « Moi d’abord, les autres ne sont rien. »



Une sanction ridicule
Il y a maintenant l’incroyable affaire qui concerne une espèce de « garde-du-corps-porte-flingue-conseiller » à l’Élysée auprès du chef et dont on apprend qu’il joue les nervis en allant casser du passant dans les rues de Paris. Une vidéo nous montre Monsieur Alexandre Benalla profitant d’un temps libre pour revêtir les signes liés à la fonction de policier et passer à tabac les gens qu’il soupçonne d’être des opposants à son patron. Au plan juridique, judiciaire et administratif, cette affaire est d’une gravité exceptionnelle. Elle s’est déroulée il y a plus de deux mois et demi et jusqu’à présent, la seule conséquence avait été une mise à pied de 15 jours de l’apprenti milicien !

Ce simple petit exposé suffit à provoquer une forme de sidération à la fois devant le comportement du « collaborateur », mais aussi devant celle de son patron administratif, le Secrétaire général de l’Élysée qui a pris cette sanction absolument ridicule. Et s’est surtout bien gardé d’accomplir les actes que lui impose l'article 40 du Code de Procédure pénale, c’est-à-dire de transmettre au procureur de Paris les informations dont il disposait. C’est presque pour moi la partie la plus importante du scandale en ce qu’elle caractérise l’incroyable et arrogant sentiment d’impunité de la petite caste qui entoure le chef de l’État.

Quand Benalla se déguise
Parce qu’à la vision de la vidéo, la commission d’un certain nombre d’infractions, semble-t-il, très graves saute aux yeux. Il apparaît tout d’abord que Monsieur Benalla a revêtu et porté des insignes (casque et brassard) tendant à le faire passer pour un policier dans l’exercice de ses fonctions. Premier délit prévu et réprimé par l'article 433-5 du Code Pénal. Imparable.

Ensuite, le même Monsieur Benalla, affublé de son déguisement, a exercé des violences contre des personnes visant à les faire passer pour des interventions des forces de l’ordre elles-mêmes. Il a donc lourdement violé les articles 433-12 et 433-13 du Code Pénal qui interdisent de s’immiscer dans une fonction publique réservée à son titulaire, et de le faire en introduisant une confusion dans l’esprit du public, et notamment par le port de cet uniforme. Cela s’appelle en bon français une « usurpation de fonctions ». C’est une infraction très grave.

Il suffit par ailleurs de regarder la vidéo pour constater que l’énergique collaborateur du président a exercé des violences illégitimes sur la personne de ces deux passants. Dont il semble bien qu’ils ne participaient même pas à la petite manifestation sur cette place de la Contrescarpe. Application de l'article 222-13 du Code Pénal, le « policier » de circonstance a, semble-t-il, bien commis les coups et blessures volontaires interdits par la loi. Le palmarès de notre paramilitaire 2.0 commence à sérieusement s’étoffer. Mais ce n’est pas fini.

L’auteur de la vidéo semble dire qu’Alexandre Benalla l’aurait menacé s’il s’avisait de la diffuser. De façon à la fois retenue et nuancée, il lui aurait lancé : « Si tu la diffuses, je te crame ! » Bien, bien, bien, comment interpréter cette menace ? Celui qui l’a lancé a fait la démonstration que la violence physique ne lui faisait pas peur et qu’il en avait même un certain goût. C’est que la loi fait une distinction entre les menaces de violence et les menaces de mort. Le tarif du Code Pénal pour les menaces de mort, c'est plus cher. Alors « cramer » ?

Et la justice dans tout ça ?
Chacun ici connaît mon attachement au principe de la présomption d’innocence. Alexandre Benalla y a droit, comme tout le monde. Encore faudrait-il que la justice soit saisie. Et c’est là que se pose à mon avis le problème le plus grave dans ce qui vient de se produire. L’inertie dont a fait preuve le Secrétariat général de l’Élysée à cette occasion constitue le cœur du scandale. Qu’Emmanuel Macron ait besoin d’un garde du corps n’est pas anormal, même si la qualité du recrutement renvoie à la légèreté du chef de l’État. Mais que l’administration ayant connaissance des faits et de leur extrême gravité ait jugé pouvoir s’en tirer, avec cette sanction administrative, caractérise un mépris de la loi et des règles inacceptable de la part de fonctionnaires de ce niveau.

Car, en effet, au-delà du caractère ridicule de ladite sanction administrative, il y avait l’obligation de transmettre au procureur la connaissance des faits de nature à constituer les graves infractions pénales que j’ai relevées. L’inobservation par un fonctionnaire de l’obligation qui lui incombe prévue par l'article 40 du Code de Procédure pénale n’est pas assortie de sanctions pénales dans le texte. Pour une bonne raison c’est que c’est une obligation administrative. Qui engage la responsabilité professionnelle du fonctionnaire et par conséquent celui qui ne la respecte pas encourt une sanction disciplinaire.

Le Secrétaire général de l’Élysée n’a plus rien à faire à son poste. Nous sommes bien sûrs que le prince lui demandera d’y rester. Sentiment d’impunité quand tu nous tiens.

http://www.vududroit.com/2018/07/affaire-benalla-code-penal-quoi-faire/
Francis Franck

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MessageFrancis Franck le 23.07.18 10:20

Alors comme apparemment on ne parle pas assez sur Facebook de l'affaire Benalla d'après certains de LReM on va faire un résumé.
Faut dire qu'il y a tellement de découvertes et de rebondissements chaque heure que depuis 4 jours ça commence à devenir compliqué de tout suivre.

Note : tout ce qui est ci-dessous a été repris par plusieurs articles de presse, mais je ne mets pas les sources. Je peux me tromper sur les dates car personne n'a encore fait de grosse chronologie.

Donc en gros y'a ce type Alexandre Benalla qui à la base est garde du corps de célébrités et qui depuis 2010 commence à intégrer les milieux politiques. Il gravite autour du PS, est garde du corps de Martine Aubry par exemple puis d'Arnaud Montebourg, qui le licencie car c'était son chauffeur et qu'après avoir provoqué un accident il voulait prendre la fuite. Déjà ça donne une bonne intro pour la suite.

Ensuite on le retrouve chez LReM pendant la campagne, où il passe commande d'un véritable petit arsenal (flashballs, boucliers de protections etc) pour aucune raison valable. Les autres responsables de la campagne se demandent pourquoi un parti aurait besoin de s'armer, et annulent la commande, ce qui le rend apparemment furieux. Il aurait insisté plusieurs fois pour la relancer.

Entre-temps il a fait au moins une (peut-être deux) demandes de port d'arme, qui lui sont refusés par les services du ministère de l'intérieur du moment car les enquêtes auraient retourné un résultat négatif de part son comportement qui commençait à être connu.

Il devient donc garde du corps du candidat Macron et les journalistes commencent à le reconnaître. Surtout qu'une fois qu'Emmanuel Macron est élu, il se retrouve dans le premier cercle au cabinet de l'Elysée, avec au-dessus de lui uniquement Macron et le directeur du cabinet. Il a ensuite expulsé violemment au moins deux fois des journalistes lors d'événements et un journaliste dit même qu'il s'est fait frapper par M. Benalla après avoir été exclu.

Bref là il commence à être connu des journalistes comme le loup blanc surtout qu'il suit Emmanuel Macron à la trace, on le voit sur toutes les photos du président.

À l'été 2017, il obtient un pass "all access" à l'Assemblée Nationale. Apparemment l'Elysée a le droit d'en avoir deux mais c'est pour le moins curieux car il assure la sécurité du président qui n'a pas le droit de venir à l'Assemblée, séparation des pouvoirs oblige.

Il obtient aussi (enfin !) son port d'arme qui est demandé en direct par l'Elysée.

Il cherche aussi à intégrer le GSPR (groupe de sécurité de la présidence de la république). Mais ça lui est refusé car c'est un service de la Police Nationale : il faut être policier pour l'intégrer, et le GSPR recrute dans le SDLP et le GIGN. Et M. Benalla n'est pas policier... en fait il n'est quasiment rien.

Car s'il a un grade temporaire à la Gendarmerie parce qu'il intervient en tant qu'"expert" de l'Elysée, ça ne lui donne aucune prérogative chez les Gendarmes, même pas de commandement.
http://www.leparisien.fr/…/affaire-benalla-crase-la-note-in…

Et à l'Elysée non plus, il n'est officiellement rien : il n'est pas fonctionnaire, il est contractuel, et il ne fait officiellement pas partie du cabinet car il n'apparaît pas dans la liste du staff au Journal Officiel (ce qui brise une promesse d'Emmanuel Macron : "tout le staff du cabinet présidentiel sera nommé au JO").

Du coup il aurait commencé à mettre des bâtons dans les pattes du GSPR en s'interposant entre eux et le président, mais en ayant l'aval du président. Avant mai 2018 un projet de démantèlement du GSPR était même entamé d'après des syndicats de Police ; le GSPR aurait été remplacé par un autre groupement, qui aurait pu embaucher n'importe qui et dont le chef aurait été... Alexandre Benalla. Évidemment.
https://www.huffingtonpost.fr/…/alexandre-benalla-etait-ch…/

A. Benalla assiste aussi la Police en tant qu'"observateur" lors de plusieurs manifestations. On le voit par exemple sur une photo derrière la première ligne de CRS qui fait face à la CGT lors d'une manifestation où il y a eu des échaufourrées entre syndicats et Police. Plusieurs syndicats de police témoignent que déjà à ce moment-là il outrepassait ses fonctions en donnant des ordres aux policiers. On le voit aussi toujours avec un talkie-walkie lors de ces manifs : or toutes les conversations de la Police sur les ondes sont apparemment enregistrées. Si ces enregistrement existent bien, où se trouvent-ils ? Personne n'a encore posé la question, ou alors personne ne veut se mouiller.

Car les policiers plient et obéissent : Benalla fait toujours valoir son statut de membre de cabinet de l'Elysée, et toujours d'après les syndicats, les policiers se pissent dessus dès que l'Elysée intervient en direct car la foudre peut leur tomber directement dessus. Notez que ce n'est pas le cas de la gendarmerie (voir plus bas). On peut rappeler d'ailleurs que lorsque des journalistes s'étonnent de ne pas voir les CRS intervenir quand des casseurs dégradent la ville, ces derniers répondent : "on obéit aux ordres".

Donc point d'étape.

On a à l'Elysée un cowboy, garde du corps de Macron avec qui il s'entendrait comme cul et chemise. Il peut aller à l'Assemblée ou il veut quand il veut contrairement à ce que voudrait la séparation des pouvoirs ; il adore avoir des armes ; il intervient lors des manifestations en pilotant au moins partiellement la Police et en court-circuitant le Ministère de l'Intérieur ; il taperait des journalistes ; il est en train de démanteler les services de Police de l'Elysée pour le remplacer par un service d'ordre privé.

Les journalistes le connaissent au moins de visu, et la police le craint et ne l'aime pas. Par contre Emmanuel Macron l'aime apparemment bien.

Le 1er mai, Alexandre Benalla se retrouve en fin de manif et casse la gueule d’un manifestant parmi deux interpellés par les CRS (sur son ordre ?). Il y a au moins deux vidéos, dont une tournée par un journaliste indépendant plutôt situé à l'extrême gauche. Ce dernier poste la vidéo sur le net le jour même, ça fait un peu de foin dans les milieux de gauche sur Twitter deux jours et ça retombe assez vite : après tout, les CRS qui cassent la gueule des manifestants, "c'est pas rare". Un témoin dit même qu'il pensait avoir affaire à un gars de la BAC en civil (pour vous dire à quel point la BAC a bonne réputation). Il porte un casque de police (pas de CRS) et un brassard POLICE. Ce dernier point a fait scandale mais c'est vrai que ces brassards sont souvent donnés à des gens qui ne sont pas policiers pour qu'ils puissent circuler librement dans les dispositifs policiers.

Le manifestant était apparemment en tort mais notez bien : ce n'est pas le problème ici.

La vidéo remonte apparemment jusqu'au Ministre de l'Intérieur qui est averti de ce qui s'est passé. À l'heure actuelle on ne sait pas si Gérard Collomb connaissait vraiment bien Alexandre Benalla, car apparemment il ne l'avait pas fréquenté (même pendant la campagne).
Ici on peut noter qu'il est quand même au courant que le gars n'est pas policier et qu'il a donc outrepassé son rôle et que c'est passible du pénal. La loi lui oblige (sans sanction) d'en faire part au Procureur de la République, ce qu'il ne fait pas : il passe la patate chaude à l'Elysée.

L'Elysée, au courant désormais de ce qui s'est passé, ne prévient pas non plus le PR car ce dernier aurait peut-être lancé des poursuites pénales (je dis bien peut-être : le PR dépend de la Garde des Sceaux, car les procureurs ne sont pas indépendants en France). Emmanuel Macron visionne la vidéo, et décide de suspendre A. Bennalla 15 jours sans salaire.
C'est une sanction "très grave" selon l'Elysée. En fait non, des dizaines de fonctionnaires ont donné des exemples de sanctions beaucoup plus graves pour des faits beaucoup plus mineurs.
Ensuite, cette sanction semble illégale car elle ne peut pas s'appliquer aux contractuels (le salaire est conservé). Ou l'Elysée a menti, ou bien il a donné une santion illégale.

Il est possible que l'IGPN ait été saisie mais qu'elle n'ait pas donné suite.

Les jours suivants, les réunions du cabinet de l'Elysée auraient montré un certain embarras car il on sait qua la sanction est très faible et qu'en plus M. Benalla ne peut plus être licencié pour cette faute (on ne peut pas mettre deux sanctions pour la même faute en France). Les conseillers de Macron croisent les doigts pour que la presse ne tombe pas dessus et pensent que si ce n'est pas le cas dans les 15 jours, ça ne sortira jamais.

Selon l'Elysée, à partir de ce moment-là M. Benalla a été démis de toutes ces missions à part de celles de l'Elysée.

Bref, il a bien été puni ! Il a bien compris la leçon !

Peu après, on lui donne un appartement de fonction luxueux quai Branly, en plus de son chauffeur particulier et de sa voiture de fonction (de Police). Son salaire est apparemment de 10000€ par mois.

Il continue à apparaître aux côté du chef de l'Etat sur les photos.

Le 6 juillet il provoque un incident dans le jardin de l'Elysée avec un responsable sportif de jeunes footballeurs invités à regarder la quart de finale.

Le jour de l'arrivée de l'Équipe de France victorieuse, il essaye de prendre le contrôle du dispositif de protection assuré par la Gendarmerie. Le Commandant de Gendarmerie lui demande "qui êtes vous ?", Benalla lui montre son insigne de l'Elysée et lui répond "Vous me manquez de respect" (il avait dû répéter avec "Manu" Macron). Le Commandant l'envoie paître et fait un rapport à sa hiérarchie. A. Benalla s'est ensuite apparemment embrouillé également avec le service de sécurité de la Police ("Attention, vous ne savez pas à qui vous parlez! Le préfet, je l'emmerde!").
On le retrouve dans le bus des Bleus lors de la descente des Champs Elysées, au téléphone. Sans doute a-t-il fait appliquer les directives d'Emmanuel Macron en demandant au bus d'accélérer pour descendre l'avenue en 15mn (au lieu des 1h prévues) pour que les images de l'Elysée soient prêtes pour le journal de 20h.

Le 18 juillet, Le Monde ressort la vidéo du 1er mai en mettant un visage sur le gars "déguisé en policier" qui a tapé un manifestant. C'est Alexandre Benalla, garde du corps d'Emmanuel Macron et ami du premier cercle de ce dernier. QUE FAISAIT-IL LÀ ? Tous les journalistes activent leurs réseaux, ressortent leurs archives. On peut penser que chez les policiers et les gendarmes, des langues se délient.

L'Elysée fait une vidéo dans laquelle il dit qu'il avait lourdement sanctionné M. Benalla.

Le badge d'accès à l'Assemblée Nationale de Alexandre Benalla est révoqué.

A. Benalla demande à trois policiers hauts placés de la Préfecture de Police de Paris de lui exfiltrer les images de vidéosurveillance de la ville de Paris du 1er mai. Contre toute attente, il obtient ces images.

Contre toute attente ? OUI car le délai de conservation des images de vidéo-surveillance est de UN MOIS.
Il semblerait donc que la Préfecture de Police conserve illégalement les images de vidéosurveillance au-delà de la limite de temps prévu par la Loi.

À l'Elysée, on se rend compte qu'il a obtenu ces images. Entre temps, l'affaire a explosé. Comme il ne peut être licencié pour l'histoire du 1er mai, ils devaient certainement chercher une issue, et M. Benalla leur en offre une sur un plateau : il est licencié pour cette nouvelle faute.

Le Procureur de la République ouvre une enquête préliminaire.

L'IGPN est saisie (de nouveau ?).

Des gens viennent chez lui récupérer des choses (?). Son véhicule de fonction lui est repris.

A. Benalla ainsi que les trois policiers de la PP sont mis en garde à vue.

PUIS une perquisition a lieu chez lui (s'il reste des choses à voir...).

Côté gouvernement, tout le monde est muet. Au départ la garde des sceaux a fait des déclarations contradictoires avec celles de Gérard Collomb.
Depuis le deuxième jour Emmanuel Macron a disparu des radars.
Le Premier Ministre a été voir le Tour de France au lieu d'aller s'expliquer devant l'Assemblée Nationale qui lui demandait de venir.
Le ministre chargé des relations avec le Parlement est lui aussi aux abonnés absents.
Signe qui ne trompent pas : tous les comptes officiels sur Twitter sont muets depuis alors qu'ils sont d'habitude toujours au taquet pour allumer des contre feux.

À l'Assemblée Nationale, on est en train de débattre de la réforme constitutionnelle. Cette affaire touchant au cœur de la séparation des pouvoirs, les députés de l'opposition refusent désormais de débattre tant qu'une commission d'enquête parlementaire n'est pas mise sur pied. La majorité refuse, puis accepte mais à huis clos, puis accepte sans le huis clos (ça a pris trois jours).

Les éléments de langage de LReM commencent à tomber : oui il y a eu abus, mais ça y est les enquêtes sont lancées, peut-on continuer s'il vous plaît.

Les députés de l'opposition refusent : oui les enquêtes sont lancées, mais UNIQUEMENT parce que Le Monde a sorti l'affaire. Sinon Alexandre Benalla sévirait toujours, protégé par Emmanuel Macron.

Gérard Collomb sera auditionné demain lundi par la commission d'enquête. Il aurait rencontré Emmanuel Macron ce week-end pour préparer cette audition, ce que l'Elysée dément.

La question sous-jacente c'est évidemment dans quelles proportions Emmanuel Macron pilotait Alexandre Benalla, et si ce dernier peut savoir des choses embarrassantes sur Macron.

Voilà où on en est.
Nina

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MessageNina le 23.07.18 20:29

@Francis Franck a écrit:Le 1er mai, Alexandre Benalla se retrouve en fin de manif et casse la gueule d’un manifestant parmi deux interpellés par les CRS (sur son ordre ?). Il y a au moins deux vidéos, dont une tournée par un journaliste indépendant plutôt situé à l'extrême gauche. Ce dernier poste la vidéo sur le net le jour même, ça fait un peu de foin dans les milieux de gauche sur Twitter deux jours et ça retombe assez vite : après tout, les CRS qui cassent la gueule des manifestants, "c'est pas rare". Un témoin dit même qu'il pensait avoir affaire à un gars de la BAC en civil (pour vous dire à quel point la BAC a bonne réputation). Il porte un casque de police (pas de CRS) et un brassard POLICE. Ce dernier point a fait scandale mais c'est vrai que ces brassards sont souvent donnés à des gens qui ne sont pas policiers pour qu'ils puissent circuler librement dans les dispositifs policiers.

L’homme frappé par Alexandre Benalla, en marge des manifestations du 1er mai, n'avait pas souhaité porter plainte lors de sa garde à vue.
Il souhaite aujourd¹hui être entendu par la justice mais le jeune homme interpellé de façon virulente par le garde-du-corps d'Emmanuel Macron, ainsi que le montre la vidéo de la manifestation du 1er mai, a bien été présenté à un officier de police judiciaire à la suite des faits.
Le jeune homme n'a pas été présenté à la police comme victime mais comme mis en cause. 
Selon la note rédigée par un des commissaires, la direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) l'avait signalé comme fauteur de trouble durant la manifestation.
Il était considéré comme un membre du "Black Bloc" dont il portait l'accoutrement. Il aurait fait usage de violences puis aurait ensuite revêtu une tenue civile passe-partout. La décision avait été prise de l'exfiltrer.
Contrairement à ce qu'a pu dire le vidéaste auteur de ces images accablantes pour Alexandre Benalla - vidéaste engagé au sein de la France Insoumise, le parti de Jean-Luc Mélenchon - l'interpellé n'a pas immédiatement été remis en liberté après avoir été aux mains des policiers. 
Il a en effet été présenté à un officier de police judiciaire auprès de qui il a décliné une fausse identité. Originaire de Grèce, il aurait usurpé le nom d'un joueur-vedette de basket hellène.
Francis Franck

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MessageFrancis Franck le 24.07.18 22:16

[INFO] AFFAIRE BENALLA. Emmanuel Macron sort du silence "S'ils cherchent un responsable, le seul responsable, c'est moi et moi seul. C'est moi qui ai fait confiance à Alexandre Benalla. [...] S'ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu'ils viennent me chercher..."
Claude Galtier

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MessageClaude Galtier le 24.07.18 22:30



Alors que l’affaire Benalla ébranle l’ensemble de la V° République, il semble que les forces (officielles) de répression ont tenu à « remettre les points sur les i », et démontrer que leurs méthodes d’intervention sont dignes des barbouzes de l’Élysée. Un épisode répressif de plus
en macronie.




http://www.revolutionpermanente.fr/En-pleine-affaire-Benalla-la-police-gaze-des-agriculteurs-en-colere-sur-le-Tour-de-France

Nina

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MessageNina le 25.07.18 7:50

Depuis les révélations du Monde, tout s’enchaîne : le profil atypique de Benalla, son importance dans le dispositif Macron, ses privilèges. Puis viennent les auditions à l’Assemblée nationale du ministre de l’Intérieur, du Préfet de police de Paris, du directeur de la DOPC, qui se repassent tous la patate chaude en regardant chacun avec insistance en direction de l’Élysée. Le tout dans un silence assourdissant de Macron dont la communication, pourtant d’habitude tirée au cordeau, montre ici ses limites.

https://npa2009.org/actualite/politique/la-crise-politique-est-la
Claude Galtier

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MessageClaude Galtier le 01.08.18 19:40

Affaire Benalla : trois pistolets non déclarés retrouvés dans les locaux d'En Marche

Le Monde a publié ce mercredi de nouvelles révélations sur l'affaire Benalla issues de l'enquête judiciaire ouverte depuis le 22 juillet. On y apprend notamment que l'arme portée par son acolyte Vincent Crase le 1er mai, un Glock 17, n'était pas à son nom : elle appartenait à La République en Marche. «Elle est réservée pour la défense du site LREM» en cas d'attaque terroriste, a indiqué Crase aux enquêteurs. Une perquisition dans les locaux du parti ont permis de découvrir deux autres pistolets. Trois armes non déclarées selon les informations du Monde, Vincent Crase n'ayant pas envoyé un dossier complet à la préfecture.

Alors qu'il n'est titulaire d'aucune autorisation de port d'armes - il est également mis en examen pour «port prohibé d'arme de catégorie B» (armes à feu) - Crase détient également chez lui un fusil sans permis. Le gendarme-réserviste avait nié dans un premier temps avoir porté une arme le 1er mai, car, père de famille, il était «en train d'acheter une maison» et attendait «une réponse du banquier sur [leur] demande de prêt». Avant d'ajouter: «Cette affaire, si je perds mon travail, va me mettre dans une situation précaire.» Une situation qu'il connaîtra bientôt : Christophe Castaner a annoncé mardi qu'une procédure de licenciement avait été lancée à son encontre.

http://www.liberation.fr/france/2018/07/19/affaire-benalla-trois-pistolets-non-declares-retrouves-dans-les-locaux-d-en-marche_1667521?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1533129012
Nina

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MessageNina le 01.08.18 23:13

Sous Sarkozy nous avions les racailles de banlieue maintenant avec Macron nous avons droit aux racailles de la haute.
L'habit n'a jamais fait le moine.


La seule vérité en fin de compte, c'est de mener une vie passionnée, même si elle se rebelle et vous frappe au visage.
Vian
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MessageNina le 01.08.18 23:37



La seule vérité en fin de compte, c'est de mener une vie passionnée, même si elle se rebelle et vous frappe au visage.
Vian
Francis Franck

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MessageFrancis Franck le 02.08.18 21:07

Source, Huffpost

Des armes non déclarées qui se retrouvent au siège d’un parti politique, on attend que des têtes tombent.

Je ne me trompe pas en affirmant que c’est une première dans l’histoire de la République, à ce jour c’est silence radio. On imagine aisément le ramdam que cela aurait fait si ces armes avaient été retrouvé au siège d’un autre parti !
Le parti en question dément en bloc…
Alexandre Benalla possédait chez lui trois pistolets, dont un Glock 43, et un fusil à pompe. Étrangement, son appartement a été "nettoyé" avant la perquisition.

Comme vous pouvez l’imaginer cette affaire prend des proportions gravissimes, cependant le "buzz" s’éteint petit à petit. L’affaire Benalla semble sombrer dans l’indifférence la plus totale.
Triste France, triste démocratie !



Nina

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MessageNina le 03.08.18 23:54

@Francis Franck a écrit:Des armes non déclarées qui se retrouvent au siège d’un parti politique, on attend que des têtes tombent.
Vous allez pouvoir attendre longtemps avant de voir tomber des têtes !!!

"Saisi par un avocat de partie civile, le parquet a refusé d'élargir le champ d'investigation des juges d'instruction à une dissimulation de preuves, après la disparition d'un coffre contenant des armes au domicile d'Alexandre Benalla avant la perquisition", a indiqué vendredi une source judiciaire.

La justice serait complice...?

- Bizarre... comme c'est bizarre
- Bizarre. Vous avez dit bizarre ?
- Moi j'ai dit bizarre... bizarre, comme c'est étrange !

Quel drôle de Drame !

Ne pas enquêter sur des dissimulations de preuves concernant des armes non déclarées, que l'on retrouve au siège d'un parti politique, c'est une supercherie !!?
j'aimerais qu'on m'explique !
il y a certainement quelque chose qui m'échappe...

https://www.bfmtv.com/police-justice/affaire-benalla-pas-d-elargissement-des-investigations-a-la-disparition-du-coffre-contenant-des-armes-1500061.html#page/contribution/index
Adit Jacques

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MessageAdit Jacques le 04.08.18 20:03

Bonjour

Et encore merci à tout ceux qui ont encore été voter l'an passė, en validant encore une fois leur accord avec un système désuet et nocif pour la France et pour les français.
On a le gouvernement qu'on mérite !
Bien jouė les bons petits moutons de cette pseudo démocratie. 
Ou médiocratie devrais-je dire !
Claude Galtier

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MessageClaude Galtier le 23.08.18 8:59

le jeu de piste entre les enquêteurs et la compagne

Pendant la garde à vue de l’ex-conseiller d’Emmanuel Macron, la police judiciaire a mobilisé de gros moyens pour interroger Myriam, sa future épouse. En vain.




La cérémonie, les fleurs, les petits fours… Tout était prêt pour le lendemain. Mais le vendredi 20 juillet, Alexandre Benalla comprend qu’il devra reporter son mariage avec sa concubine Myriam : le jeune adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron, chargé à 26 ans des questions de sécurité, se retrouve en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire. Le parquet de Paris vient alors d’ouvrir une enquête : le 1er mai, déguisé en policier, il avait pris l’initiative d’arrêter un jeune Grec et son amie française, place de la Contrescarpe.

En apparence, la future épouse n’est qu’un personnage très secondaire de l’affaire. Rien n’implique en effet Myriam dans les violences. Mais pour la retrouver, les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) se sont donné beaucoup de mal, déployant des techniques habituellement dévolues à la lutte contre la criminalité organisée. Y compris une « géolocalisation » (suivi à distance à partir des appels émis et reçus par un téléphone portable). Il s’agissait manifestement de comprendre comment le coffre-fort d’Alexandre Benalla avait pu disparaître de leur domicile commun.

Lire la suite de l'article...
Nina

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MessageNina le 11.09.18 18:56

Alexandre Benalla sera «prochainement» convoqué au Sénat, mais refuse de s'y rendre

C’est une petite surprise : Alexandre Benalla a annoncé ce mardi qu’il ne se rendrait pas à sa convocation devant la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire qui porte son nom. Il aurait récemment reçu une convocation à la date du 19 septembre, selon LCI. Alexandre Benalla lui-même avait dit dans le « 20 heures » de TF1, fin juillet, qu’il était tout à fait disposé à s’y rendre.

https://www.20minutes.fr/politique/2334515-20180911-video-alexandre-benalla-prochainement-convoque-senat-refuse-rendre


La seule vérité en fin de compte, c'est de mener une vie passionnée, même si elle se rebelle et vous frappe au visage.
Vian
Francis Franck

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MessageFrancis Franck le 12.09.18 10:47

Alexandre Benalla se rendra finalement devant la commission d'enquête sénatoriale quand il aura reçu sa convocation formelle.
Après avoir fait savoir, mardi après-midi, qu'il réserverait ses premières déclarations aux juges, l'ancien garde du corps de l'Élysée a fait volte-face sous la pression politique. Il s'explique




https://www.franceinter.fr/justice/benalla-on-m-explique-qu-on-va-m-envoyer-des-gendarmes-et-des-policiers-je-vais-venir-a-la-convocation?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1536726055


Les gens s’imaginent souvent mal combien de fois 1 milliard est plus grand que 1 million.
1 million de secondes, c’est environ 11 jours.
1 milliard de secondes, c’est environ 31,5 ans.


Fraude aux allocations chômage : 58 millions d'€
Fraude fiscale : 80 MILLIARDS d'€

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