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Léon Frédéric (1856-1940)

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1Léon Frédéric (1856-1940) Empty Léon Frédéric (1856-1940) le 29.08.18 8:11

Mary Poppers

Mary Poppers
Splashien confirmé
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Issu de la bourgeoisie, Léon Frédéric, artiste belge, s’impose aux yeux de ses contemporains comme le peintre des humbles et des déshérités qu’il représente dans leur quotidien paysan et ouvrier. Constatant l’accroissement de la misère du aux transformations d’un pays devenu l’une des premières puissances industrielles mondiales. Léon Frédéric oppose au développement outrancier des villes industrielles un monde rural idéalisé et rêvé.

Il découvre le monde rural et ses paysans à travers le village de Nafraiture à l’âge de 27 ans. Ce quotidien paysan observé et, dès lors vécu, suscite l’empathie de l’artiste et lui inspire ses œuvres les plus significatives.
Selon le critique d’art, Alphonse-Jules Wauters « Léon Frédéric marche dans la voie ouverte, ou plutôt réouverte, par Courbet, Millet, Stevens, Manet, Bastien-Lepage (on peut y ajouter Auguste Baud-Bovy). Il a résolument abordé la vie contemporaine, les personnages environnants, l’esprit du temps, en se cantonnant avec une prédilection marquée parmi les humbles, les pauvres, les petits, les déshérités ».
Le peintre écrivait « Ayant vu la misère de tous les humbles, j’ai tout simplement rêvé leur futur amélioré, idéal peut-être. Je l’ai peint. Voilà tout ».

Ce qui ne l’empêcha pas de peindre la dure condition du monde ouvrier et paysan, telle qu’elle était.
Cependant, pour lui, « ce peuple verra un jour le lever du soleil ».
Présentement, des œuvres de ce peintre sont exposées au musée Courbet, Ornans (Doubs). Parmi ses peintures, on remarque entre autres : Le Repas de funérailles;
Les Ages du paysan;
La Servante endormie;
La Grand’route zélandaise;
Le Givre à Nafraiture;
Le Panorama des Ardennes;
La Mansarde du marchand de craie;
La Vieille femme à loques;
Les Ramasseurs d’escarbilles;
Les Ages de l’ouvrier…

En fait, une partie de l’œuvre reflète une certaine utopie propre aux milieux anarchistes et socialistes de l’époque, refusant la fatalité et appelant des temps meilleurs…

Ci-dessous : La Mansarde (1884). Le visage de l’enfant est tourné vers l’entrée, vers l’éventuel visiteur qu’il semble inviter tristement à pénétrer dans la mansarde, afin qu’il se rende compte des conditions misérables de logement d’une famille ouvrière.

Léon Frédéric (1856-1940) 40298810



"La bienfaisance est bien plutôt un vice de l'orgueil qu'une véritable vertu de l'âme"  (Marquis de Sade)

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