La petite histoire du voile

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Mary Poppers

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Splashien
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MessageMary Poppers le 16.09.18 7:52

Les femmes grecques, lorsqu'elles sortaient, se voilaient le visage au moyen d'un coin de leur péplum ou de la draperie appelée credemnon, calyptra, etc., usage encore soigneusement conservé par les femmes d'Orient (...) Les plus anciens auteurs grecs parlent de voiles.
Hésiode en a paré Pandore.
Pénélope parait voilée devant ses prétendants.
Phèdre, dans ses ardeurs, supporte impatiemment son voile.
Les femmes thébaines avaient un voile d'une sorte particulière ; elles se l'appliquaient exactement sur la figure comme un masque et le perçaient de deux trous pour les yeux.
Chez les Spartiates, les jeunes filles paraissaient en public découvertes ; les femmes mariées seules se voilaient.

Toutefois, dans l'antiquité, les femmes obtinrent parfois quelque extension à leurs droits de coquetterie, et l'on voit par des médailles et des pierres gravées qu'elles s'entouraient la tête d'un voile, sans toujours s'en couvrir le visage ; femmes et jeunes filles devaient pourtant être voilées quand elles sortaient. Leurs voiles étaient d'ordinaire teints en rouge ou en pourpre.
L'usage du voile existait aussi chez les Celtibériens, chez les peuples de l'Asie Mineure, les Mèdes, les Perses, les Arabes, etc. (…) Le voile fut adopté et conservé par les femmes chez les premiers chrétiens. Elles avaient la tête voilée, non-seulement quand elles sortaient, mais pour prier et prophétiser.
Mais le voile, "flammeum virginale", fut surtout l'insigne des vierges. Les évêques consacraient les vierges par l’imposition du voile. Il était simple, court, sans ornements, en laine pourpre. Quelques-unes cependant en portaient de flottants, de couleur violette (…)
Les femmes au moyen âge firent souvent usage du voile comme principal ornement de coiffure, notamment au IXe siècle, ou il enveloppait les épaules et descendait presque à terre ; au XIe, ou elles s'en paraient surtout le dimanche pour aller à l'église.
Le voile s'appelait alors le dominical, et les statuts synodaux enjoignaient de l'avoir sur la tête quand on allait communier (Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle. Pierre Larousse).




La première preuve textuelle du port du voile vient de la Mésopotamie où le culte de la déesse Ishtar est associé avec la prostitution sacrée. Ishtar, nom akkadien de la déesse, est représentée voilée. Dans un hymne, l’Exaltation d’Inanna (nom sumérien donné à Ishtar), écrit vers 2300 avant J.C. par le grand prêtre du dieu de la Lune à Ur, cette déesse est appelée "hiérodule (prostituée sacrée) d’An", "An" étant le plus ancien dieu des Sumériens.

http://compilhistoire.pagesperso-orange.fr/voile.htm


"La bienfaisance est bien plutôt un vice de l'orgueil qu'une véritable vertu de l'âme"  (Marquis de Sade)

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